(Histoires créées par François Murez)
Balthazar et Vittorio au Louvre.
L’art au cœur d’une intrigue !!
Balthazar emmène Vittorio au Louvre. Il est bon qu'un jeune s'imprègne des cultures artistiques de ce monde. La visite est longue. Balthazar s'ennuie et voit bien que Vittorio aimerait être ailleurs. Ah! Que la culture est difficile. Et de plus, Balthazar le crocard doit faire attention à ne rien casser avec sa queue.
Mais voilà qui devient intéressant. Les natures mortes flamandes! Lièvres, lapins, faisans, poissons... peints aussi beaux que nature. Balthazar verse une larme. Voilà des artistes! Quelle finesse, quel talent, quelle émotion!
Nos deux admirateurs ne veulent pas aller plus loin. Ils ont vu l'Art. Ils se régalent de ces nourritures visuelles et rentrent chez eux l'œil repu.
Quelques jours plus tard, Balthazar apprend dans le journal que des toiles ont été dérobées au Louvre et justement les natures mortes qu'ils ont tant appréciées. Cela en est de trop.
Qui a osé ?
Outrés, Balthazar et Vittorio vont voir l'inspecteur chargé de l'affaire. Il a peu d'éléments à leur communiquer si ce n'est un poil qui a été retrouvé non loin du lieu du drame. Le regard de l'inspecteur, d'ailleurs, se fait un peu plus lourd sur Vittorio le chiot. Mais la couleur ne coïncide pas. L'enquête risque d'être difficile !
Un poil!
Les deux amis pensent la même chose. Celui qui les suit tout le temps a dû en perdre un dans le méfait. Ils se renseignent et partent bientôt pour la forêt de Fausses Reposes. Une recherche rapide les emmène devant la tanière de Grandgousier. Le monstre y est, il ronfle.
Le faire sortir un bon moment, c'est facile pour Vittorio. Quelques canards rôtis, le ventre plein de vermifuge, sont placés près des étangs. Le soir venu, Grandgousier le loup sort à la recherche de quelque nourriture et pauvre innocent (enfin presque) engloutit vite les cadeaux de Vittorio. Il hurle rapidement de douleur et court en se frottant le derrière par tous les chemins de la forêt.
La tanière est libre. Les deux amis y rentrent. Les tableaux sont bien accrochés aux murs. Ils sont couverts de bave : Le loup a dû trop les approcher en se pourléchant.
Les natures mortes sont mises en sac. Vittorio les remplace par une de ses compositions d'inspiration libre : quelques papiers gras collés sur une grande feuille. De quoi achever le loup.
Le sac est déposé la nuit même devant le bureau du conservateur du Louvre. Les tableaux reprennent leur place après de longues, longues semaines de nettoyage. L'inspecteur se gratte la tête : un poil, de la bave...L'enquête est vraiment difficile !
© François Murez 1996
Déposé à la Société des Auteurs
Balthazar et Vittorio en Corse.
Nos deux compères aiment beaucoup la Corse. L'abondance de gibier leur va bien. Le maquis ne les arrête pas. Vittorio le chiot se faufile entre branches et épines. Balthazar ne sent rien avec sa grosse peau bien dure. Le temps est beau.
Dans le jour où se passe notre histoire, justement un groupe de cochons sauvages les intéresse bigrement. Cette chasse est délicate. Balthazar ne craint rien, mais Vittorio peut recevoir un grave coup de groin. Méfions-nous donc.
La stratégie retenue est simple et sans risque : Faire venir les cochons dans une clairière avec des tas de châtaignes et leur faire rouler dessus des gros rochers bien ronds.
Vittorio se cache entre deux rochers. Balthazar, avec sa queue, pousse les rochers qui roulent bien vite sur les cochons.
Groïnk.
Deux cochons écrasés sur dix. Avec les châtaignes, ils vont être bons.
Mais voilà !!
Les huit autres ne s'enfuient pas. Ils chargent. Deux sur Vittorio, les autres sur Balthazar. Ca, les deux compères n'y avaient pas pensé. Les deux cochons sentent que Vittorio a peur et s'acharnent à creuser pour déloger le chiot.
Balthazar ne peut intervenir. Il a les six autres cochons sur le dos. Les coups de queue n'y font rien. Les cochons roulent et reviennent à la charge.
Vittorio sent les groins approcher de sa chair tendre. Entre les deux touffes de cochons, il voit apparaître Grandgousier qui rafle les deux écrasés et s'enfuit avec. Le malin ose même ricaner de voir la mauvaise posture des deux chasseurs.
Ca y est !! Les groins vont le toucher. Vittorio hurle à la mort. Balthazar en devient fou furieux. Il tape, déchiquette, émiette, envoie valdinguer tout cochon présent et sauve Vittorio. Les deux amis se sautent au cou mais sont mécontents. Ils ont sous-estimé les cochons et Grandgousier est égal à lui-même, sournois et lâche.
La stratégie est revue. Les deux compères changent de coin et s'installent dans un repaire de la préhistoire, Cuccuquelquechose, fortin de mégalithes sur un promontoire rocheux.
Quelques sacs de châtaignes attirent de nouveaux cochons qui ne se doutent de rien. Quelques uns sont écrasés par les pierres que leur balance le crocard. Mais là, les rescapés savent bien qu'ils ne peuvent rien contre les fortifiés.
Pauvre Grandgousier qui passait par là !! Il se récupère toute la colère des cochons et court encore.
© François Murez 1997
Déposé à la Société des Auteurs
Balthazar et Vittorio en périple.
C'est l'ouverture de la chasse.
Vittorio et Balthazar le crocard sortent de bon matin avec tout leur matériel.
Matériel de chasse? Point.
Matériel de bouche? Oui, bien sûr.
Mais la chasse devient vite lassante. Le gibier est rare dans nos campagnes. Juste quelques lapins traqués par Vittorio le chiot qui vont se perdre dans la gueule grande ouverte du reptile.
C'est vrai que c'est lassant. Bon allez, prenons l'avion et partons pour des pays plus giboyeux.
Balthazar veut offrir un safari à son copain.
Mais drame! Leur avion s'écrase en plein désert. Balthazar et Vittorio sortent de la carlingue toute maltraitée et se frottent les bleus. Il va falloir tenir sur les provisions et ne pas bouger.
Quelques heures plus tard, en pleine fournaise, se fait entendre le bruit d'un moteur. Avion des secours ? Avion de dangereux ennemis venus enlever Vittorio? Méfiance, se disent les deux accidentés.
Les deux amis se cachent dans leur épave et attendent. Le bruit se fait plus fort et l'avion apparaît. Une tête horrible est au cockpit. Eh oui! C'est Grandgousier qui les suit, prêt à participer à leurs chasses, il ne sait rien du drame qui s'est joué. Vittorio et Balthazar savent très bien qu'il leur faut forcer le loup à se poser, sinon auront-ils un jour des secours ?
Et quand Grandgousier, tenue de cuir et parachute au dos, débouche au-dessus d'eux dans sa machine volante, une dinde farcie, sortant de l'épave des deux copains, roule sur le sable et va s'arrêter dans un creux.
L'avion fait un tour. Une deuxième dinde suit le même chemin.
Un autre tour qui fait rouler un dindon déplumé. Etc...
Etc...
Le loup qui n'a pas vu les deux loustics, ne comprend pas. Chaque tour d'avion semble fait sortir de la nourriture alléchante. Incroyable!! Mais en bon rationaliste, Grandgousier prend sa décision : Poser l'avion, ramasser ce qui traîne et explorer l'épave avec circonspection pour élucider enfin l'énigme.
L'avion se pose avec difficultés dans toutes ces dunes bombées. Grandgousier charge les proies esseulées dans son avion et s’approche lentement de l'épave.
(Nos deux amis en sont sortis et se cachent derrière une dune)
Par l'envie alléché, l'idiot rentre dans l'épave et ne sent pas l'odeur de mèche.
Le gros pétard explose quand l'avion décolle en emportant chiot et crocard hilares.
© François Murez 1998
Déposé à la Société des Auteurs
Balthazar et Vittorio en périple (2)
Les deux amis se posent un peu plus loin dans la savane.
C'est le pays des autruches.
Balthazar certifie à Vittorio que c'est bon l'autruche. Il faut les attaquer.
Vittorio tend une corde entre deux troncs de baobabs. Balthazar fait claquer ses mâchoires, se dresse sur ses pattes de derrière, tape avec sa queue sur une souche creuse.
L'effet est certain.
Les autruches courent. Elles ont vraiment trop peur pour se cacher la tête dans le sol. Elles courent.
Un baobab !! Deux baobabs !!
Dans leur précipitation, elles ne voient rien, ni la corde, ni le chiot.
Boum !! Badaboum !!
Les corps chutent, pattes prises dans la corde. Vittorio sort de son repaire, ficelle les victimes. Une dizaine de volatiles en jambes est poussée vers le lieu de festin. Mais c'est sans compter sur Grandgousier ! Sa bêtise est grande, mais son instinct de conservation l'est plus encore. Comment a-t-il fait pour s'en sortir du désert ? Personne ne sait. Mais il s'en est sorti bien vivant, plus affamé et plus en colère que jamais.
Il a su réparer l'épave. Aux commandes de l'avion, ou ce qu'il en reste, il survole Vittorio et ses volatiles. Un parachute déployé derrière l'avion ramasse les autruches ficelées. L'avion reprend de l'altitude. Vittorio a tout perdu...
Mais Balthazar qui a tout vu, se précipite, se sert de la corde attachée aux baobabs comme d'un lance-pierre, la tend, les arbres plient. Balthazar lâche tout, un projectile fuse dans l'air. L'avion explose, touché. C'est un feu d'artifice. Les autruches sont projetées rouges et braisées à point dans les airs.
Les deux amis courent en rigolant d'une autruche à l'autre, la gueule grande ouverte.
Une victime en parachute s'enfuit vers l'horizon...
© François Murez 1998
Déposé à la Société des Auteurs
Balthazar et Vittorio aident les Quatre.
Les Quatre, les deux M. et les deux D., habitent la bonne ville de C. Ils forment un groupe de jeunes enquêteurs prêts à affronter toutes les énigmes.
Justement une grave histoire s’est produite dans la bonne ville de C. : Tous les saucissons du boucher ont disparu en une nuit. Les 2 M. raffolent de saucissons, sous toutes les formes. Cette disparition leur cause beaucoup de soucis. Les 2 D. sont prêts à agir avec eux pour retrouver le coupable et surtout s’il en est encore temps les saucissons. La police n’a rien trouvé, cette énigme ne les intéresse d’ailleurs pas. Seuls les spécialistes se sentent concernés.
Les Quatre font vite appel à Balthazar et Vittorio. Ils sont persuadés de la méchanceté d’un tel voleur et récupérer l’objet du vol risque d’être dangereux. Les dents de Balthazar le crocard seront un bien sérieux atout.
Les Quatre racontent vite l’histoire aux deux énergumènes. Ceux-ci sont motivés par l’idée d’enquêter chez un boucher. Vittorio le chiot salive déjà. Balthazar par quelques coups de queues discrets calme son jeune ami.
Un quidam, un traine-savate, a vu une ombre, vagabonde, rentrer un soir chez le boucher, fureter à droite, à gauche, remplir un sac, ouvrir la chambre froide, y entrer, refermer la porte et ne plus réapparaître !! Le tout en deux minutes.
Le mal était fait. Les saucissons disparus !! Le voleur aussi !! Car une fois la chambre froide rouverte par la maréchaussée armée jusqu’aux dents, rien. La chambre ne contenait que les quartiers de viandes. Le voleur s’était envolé dans cette froidure. Où ? Comment ?? Personne ne sut dire.
Et pourtant, le fait est là ! La chambre froide est vide de saucissons et de voleur!
Balthazar et Vittorio reprennent l’enquête. Ils visitent la chambre froide et s’y enferment. Pas d’indice ! Tout en réfléchissant, les deux lascars savourent les bons quartiers de Charolais suspendus aux crochets. Il fait froid dans la pièce mais la viande avalée donne chaud au cœur, ainsi pense Vittorio que cette enquête satisfait.
Tout à coup, en décrochant le dernier quartier de bœuf, un déclic se fait entendre. Le crochet, soulagé de son poids, libère un mécanisme secret. Une trappe s’ouvre dans le sol. Les deux amis se regardent satisfaits : Ils ont trouvé la sortie grâce à leur gourmandise.
Le quartier de bœuf est vite avalé (toujours cela de fait). Les Quatre sont appelés. Ils n’ont pas le temps de poser des questions sur la cause de ce vide soudain, Vittorio le chiot les pousse vers la trappe. Les six enquêteurs descendent à la queue-leu-leu. Ce mot rappelle quelque chose aux 2 M.! Mais passons, il sera toujours temps d’en parler à Balthazar plus tard.
Un tunnel dans le sol les emmène, après quelques minutes de marche difficile, dans la forêt. Ils débouchent dans le creux d’un vieil arbre. Mais aucune trace nulle part. Les 2 D. reconnaissent que l’enquête a bien avancé, certes, mais c’est toujours l’impasse.
Le conseil se tient au pied de l’arbre. Une décision est vite prise par les 6 amis. Ils repassent dans le tunnel. Le plus jeune des 2 M. sort de ses poches des élastiques, bouts de ficelles et autres. Des pièges sont vite installés grâce à ce matériel.
Le boucher est sommé par Balthazar de remplir son magasin et d’en informer la population de la bonne ville de C. (Vittorio se frotte les babines). Tout le monde prend son quart de veille.
A minuit sonnant, l’ombre vagabonde approche. Les 2 D. alertent les 2 M. par un appareil sophistiqué de leur invention. Les 2 M. courent réveiller le boucher qui avait préparé ses couteaux bien affûtés. Balthazar et Vittorio attendent tout le monde au pied de l’arbre, à la sortie du trou.
Un grand bruit éclate dans le tunnel. Le voleur s’est pris les pieds dans les ficelles, les élastiques se lâchent et frappent l’inconnu aux yeux. Aïe !
v
Le boucher furieux rentre dans le tunnel, couteaux dans la bouche, aux mains, à la ceinture. Balthazar et Vittorio courent à la boucherie faire un tour dans la chambre froide.
Les Quatre s’embusquent attendant la fin des événements. L’ombre vagabonde sort brusquement du tunnel, les couteaux traversant ses chairs. Il hurle, le pauvre Grandgousier. Eh oui! C’était encore lui ! On ne s’en serait pas douté, sauf les 2 M. (Souvenez-vous : A la queue-leu-leu ....)
Grandgousier dans sa panique hurlante lâche son sac. Les 2 M. se jettent dessus tandis que les 2 D. font un croche-pied au boucher qui ne voit rien dans le noir.
Tout le monde se sauve : Grandgousier la peau trouée, les Quatre le sac plein de saucissons, Balthazar et Vittorio le ventre plein de bœuf et le boucher à la poursuite d’une ombre....
Mais tout le monde dort dans la bonne ville de C.
© François Murez 1999
Déposé à la Société des Auteurs
Balthazar et Vittorio aux pays des Ours.
Ce sont les vacances. Balthazar souhaite envoyer Vittorio en voyage pour parfaire sa culture naissante. Un ami Ours, lors d’une excursion dans les Pyrénées, lui a parlé d’un pays lointain où vivent des cousins installés au bord d’une rivière saumoneuse.
Cette idée convient aux deux amis. Vittorio, avec un sac léger, part un beau matin loin de son protecteur. Balthazar est inquiet de laisser Vittorio le chiot partir seul et si loin !! Bon, il faut bien qu’il grandisse.
Arrivé dans ce pays lointain dont le nom nous échappe à tous, Vittorio est pris en charge par deux bons ours bien noirs et bien dodus. Vittorio pense que la chair est bonne en ce lieu...Ma foi, tant mieux.
Balthazar reçoit quand même des courriers réguliers où son ami confie son bonheur et la gentillesse de ses hôtes. Balthazar le crocard se rassure lentement.
Mais voilà, un courrier arrive un jour avec une autre écriture. Les deux ours racontent que Vittorio a été enlevé et demandent à Balthazar de venir à la rescousse.
Brrr!! Il fait froid là haut. Balthazar se fait vite confectionner des manteaux superposables avec capuches, protège-queues et gants incorporés. Le crocard n’aime que le soleil.
Il arrive bien vite dans ce pays lointain et fait peur aux ours avec ses multiples manteaux sur le dos. Rien ne dépasse, sauf les dents. On ne sait jamais, il faut pouvoir agir vite et agir vite pour un crocard, c’est donner des coups de mâchoires.
La situation est dramatique. Un jour de promenade, Vittorio a été enlevé par l’Oursule, vieil ours solitaire et sanguinaire. Ses raisons ? Les deux ours disent que l’Oursule est connu pour ne pas aimer les jeunes mais personne ne pouvait prévoir qu’il n’aimait pas non plus les chiens.
Balthazar, emmitouflé, décide d’aller voir ce vieil Oursule. Peu de choses sont visibles chez Balthazar sous ses manteaux, mais les dents ont un reflet menaçant et tout ours devrait y prendre garde !! Je vous le dis.
L’Oursule sort de sa cabane en bois quand le crocard approche. Il est terrifiant et même Balthazar hésite devant cette montagne de muscles.
Oui! le chien est là, dit l’Ours et je le mangerai quand les saumons se feront rares. Maintenant, file, gronde l’Oursule. Balthazar, prudent, baisse la tête et s’en va, en se disant qu’il a encore quelques jours pour agir. L’Oursule tourne le dos et rentre chez lui. La cabane paraît ne pas le contenir.
Balthazar a remarqué que l’Oursule a un défaut de vision prononcé, il louche. Voilà qui me donne une idée se dit le crocodile.
Il appelle vite un de ses cousins de Floride, Ali Gate’s, et lui raconte l’histoire. Ali Gate’s est prêt à lui venir en aide. Balthazar téléphone ensuite à son fabriquants de manteaux et passe la même commande que pour lui, en urgence.
Les deux crocards n’ont pas le temps de se raconter leurs histoires. Ils s’habillent à l’identique. Qui pourrait identifier dans ces deux tas de manteaux, Balthazar d’Ali Gate’s ? C’est voulu !!
Les deux guerriers s’avancent vers la cabane de l’Oursule. Le monstre puant en sort. Il a bien du mal à fixer son regard sur les deux arrivants. S’il regarde Ali Gate’s, il ne voit pas Balthazar, et l’inverse. Voilà qui est louche, se dit-il. Combien sont-ils ? Un ? Deux ? Tant pis j’attaque.
Et quand l’Oursule fonce sur Ali Gate’s, il ne voit pas Balthazar lui lancer ses crocs. Si l’Oursule se retourne vers Balthazar, Ali Gate’s lui chatouille le lard.
Bref, l’Oursule ne résiste pas longtemps et se sauve en courant. Vittorio est vite libéré. Quelle effusion!!
Et quelle surprise de découvrir que la cabane du vieil Oursule est un vrai garde-manger. Saumons séchés, miels... Quel régal pour trois compagnons affamés et heureux de se retrouver.
© François Murez 1999
Déposé à la Société des Auteurs
Balthazar, Vittorio et l’éclipse.
L’éclipse est annoncée pour aujourd’hui, midi. Tous les yeux sont tournés vers le ciel, oui mais, avec des lunettes spéciales toutes noires. Grandgousier le loup, est à son affaire. Il a chaussé de fausses lunettes et passe de groupe en groupe. Tandis que les museaux sont levés et qu’ils ne voient rien derrière leurs lunettes, Grandgousier allège les sacs à provisions de tous les casse-croûte prêts à être dévorés. Personne ne le remarque, les verres sur le nez. Pourtant son ventre s’arrondit et devient aussi gros qu’une lune grise.
Grandgousier pense alors que, certainement, bombance est à faire du côté de chez Balthazar.
Justement, Balthazar et Vittorio se sont enfermés chez eux. Balthazar se méfie de l’éclipse et n’y voit là que du danger pour les yeux. Vittorio le chiot ne la regardera pas. On ne sait jamais !! Et puis comme cela, en classe, il y verra mieux au tableau que ses copains à moitié aveugles d’avoir trop zieuté l’astre, et ses notes seront meilleures. Mais pour fêter l’événement, un grand repas est préparé chez les deux reclus, ainsi, le refus sera moins dur à supporter.
C’est au moment de se mettre à table que Grandgousier, méconnaissable avec ses lunettes, frappe à la porte. Toc, Toc, fait la porte. Balthazar ouvre, méfiant. Il ne reconnaît pas le quidam malfaisant.
Grandgousier arrose Balthazar avec un encensoir. Il faut éloigner les esprits du mal. La fin du monde est très proche, il faut se repentir. Tandis que Grandgousier sort son baratin, les odeurs assaillent son museau et le font saliver. De grosses gouttes de sueur ruissellent sur son poil grisâtre. Ne pas se trahir.
Balthazar qui n’est pas rassuré par l’éclipse demande ce qu’il faut faire. Fuir, mon brave. Fuir et vite.
Balthazar le crocard est méfiant, il sait ce que fuir veut dire : laisser son repas. Et ce personnage à lunettes, à queue grise et au gros ventre trempé ne lui fait pas confiance.
Mais Balthazar craint l’éclipse et craint surtout pour Vittorio. Tous les deux se sauvent vite sous le couvert protecteur des arbres centenaires. Grandgousier explose de joie, se jette sur le repas et l’engouffre avant que la lune ait rendu le soleil. Le ventre traînant par terre, il se sauve bien vite.
Une fois rentrés, les deux amis comprennent bien vite la ruse, ils se sont fait rouler comme des bleus.
Vittorio ne peut laisser passer cela. Il saute sur ses journaux et raconte à Balthazar qu’après l’éclipse viennent les étoiles filantes : Les Perséides.
Le lendemain soir, Vittorio sort. Il monte dans un des arbres de la forêt dix fois centenaire et attend. Les étoiles filantes arrivent bien vite. Vittorio le chiot en attrape une avec dextérité et un peu de sel sur la queue de l’étoile et l’envoie d’un bon coup de patte sur la cabane de Grandgousier.
Ahhhh! Entend-on. Ahhh!
La queue de l’étoile filante embrase la cabane pleine de suie et l’illumine comme un flash. Bien vite, Grandgousier se sauve dans la campagne, son gros ventre butant sur chaque pierre et sa queue, sa queue... Une vraie étoile filante, ce Grandgousier.
© François Murez 1999
Déposé à la Société des Auteurs
Balthazar et Vittorio, médecins malgré eux.
Balthazar le crocard et Vittorio le Chiot sont devant leur porte, assis sur une chaise, en train de prendre le soleil. Tout va bien.
Les deux amis ont de bons yeux et ils voient au loin une silhouette s’agiter dans tous les sens. Vittorio va chercher sa longue vue et observe l’agité dans le petit trou de la lunette. C’est Grandgousier, le loup toujours affamé, qui saute comme un dératé dans tous les sens. Qu’a t-il donc ? Se demandent les deux compères.
Pour Vittorio, c’est très simple : Grandgousier mange tout et n’importe quoi, tout ce qui traîne finit dans son ventre, il a dû manger de la vache folle et le voilà maintenant qui s’agite.
Les deux amis se demandent quoi faire ? Balthazar propose de lui donner un grand coup de queue pour l’assommer, comme cela on sera tranquille. Vittorio n’aime pas Grandgousier, mais de là à le laisser s’affoler ! !
Il faut être sûr de ce qu’il a, affirme Vittorio. On ne peut pas le laisser comme cela ! ! Balthazar aime son compagnon et veut bien l’aider, même si c’est Grandgousier. Vittorio demande à Balthazar d’aller assommer le loup, mais pas trop fort…
C’est chose faite, Grandgousier repose par terre, inanimé. Vittorio vient avec un grand couteau et un bocal. Que va t-il faire avec ce couteau ? Lui, qui ne voulait aucun mal à Grandgousier !
C’est vite fait, Vittorio lui coupe le bout de la queue et le met dans son bocal: il y a un petit peu de moelle dans ce bout de queue et Grandgousier ne sera pas gêné par cette amputation.
Vittorio revient chez lui avec son bocal. Il s’enferme dans son laboratoire, met le bout de queue dans une casserole, le fait bouillir cinq minutes, le met au four dix minutes, l’écrase, le mélange à un produit vert inconnu du narrateur, le fait sécher, rajoute une bouillie bleue pareillement inconnue et refait sécher quinze bonnes minutes. Le bout de queue n’est plus qu’une poudre que Vittorio place dans son microscope. Il regarde et voit bouger dans tous les sens un tas de microbes méchants. C’est bien cela, Grandgousier a la vache folle, maintenant c’est sûr.
Vittorio explique à Balthazar les résultats de son examen et retourne dans son laboratoire préparer une table d’opérations. Maintenant, il faut soigner le loup et vite… avant que les microbes ne remontent jusqu’à son cerveau, il serait alors trop tard, bien qu’il soit déjà atteint par d’autres difficultés.
Vittorio demande au crocodile d’aller chercher toutes les poules, oies, dindes qu’il peut. Pendant ce temps, le loup, toujours assommé, est emmené au laboratoire, ficelé sur un lit, la bout de sa queue coupée ajusté à une pompe de machine à laver. Vittorio met en route la pompe. En deux secondes, toute la moelle malade est aspirée. Vittorio la brûle aussitôt pour éviter la contamination. Vittorio remplace la pompe par une grosse seringue remplie de la moelle des poules, oies, dindes que Balthazar a ramenées. Le chiot injecte la moelle saine dans le corps de Grandgousier.
L’opération n’a duré que trois minutes. Grandgousier est ramené dans la campagne. On verra bien quand il va se réveiller…
Tout cela donne faim. Les poules, oies, dindes sont engouffrées en un clin d’œil.
Quand Grandgousier se réveille, il est guéri, bien guéri. Mais…au lieu de hurler à la mort comme un vrai loup, il glousse comme une poule…
Tant pis, il faudra qu’un jour, on ramène un loup de Sibérie et qu’on recommence l’opération, se disent les deux compères, mais on a le temps….
© François Murez 1996
Déposé à la Société des Auteurs
Balthazar et Vittorio au Jardin des plantes.
Nous sommes le 10 Août, fête de la Saint Laurent, patron des affamés. C’est une journée de paix et d’amour pour nos deux compères qui invitent Grandgousier dans un élan généreux. Balthazar, Vittorio d’un côté, Grandgousier de l’autre, les trois vont passer leur journée aux Jardins des Plantes.
Le moment fort est bien sûr le Muséum et sa galerie des dinosaures. Les trois touristes sont vraiment très impressionnés par le gigantisme des squelettes : quelle masse de viande à croquer cela devait faire !!! Cela fait rêver !!!
Le tyrannosaure inquiète un peu Vittorio, notre chiot, mais Balthazar le rassure : ses ancêtres les sauriens existaient déjà en ces temps reculés et le tyrannosaure ne s’en approchait pas : c’est une fière histoire que l’on raconte de père en fils chez les Balthazar.
Vittorio toujours désireux d’apprendre écoute le guide et les avis du crocard.
Pendant ce temps captivant, personne ne remarque que Grandgousier a disparu depuis de longues minutes !! La vue de ces géants a excité son imagination et son appétit. Plus rien ne peut le retenir, pas même St Laurent. Ce loup n’a pas de tenue !!
Tout à coup, un grand bruit jaillit, des enfants hurlent. Leur casse-croûte de 4 heures a disparu. Un casse-croûte pour 30 enfants, pensez !! Cela fait une belle quantité de nourriture.
L’autre idiot était revenu se remettre discrètement derrière Balthazar et Vittorio pensant que rien ne pourrait se voir en ce jour d’amour et de fraternité, ni son ventre, ni son air béat et repu.
Aux cris des enfants, les deux amis regardent autour d’eux, se regardent. Ils ont vite compris, pas besoin d’être très malins avec ce loup ! Une grande colère les indigne : avoir été trahis en ce jour par leur invité.
Balthazar et Vittorio attrapent Grandgousier par les pattes, le coincent, le mouillent, le plient, le roulent et l’enfilent par la gueule du tyrannosaure. Grandgousier tombe prisonnier dans la cage thoracique du grand Rex, et se déplie comme un bateau dans une bouteille.
Il s’agite, il s’agite. De loin, on a l’impression que le tyrannosaure agite sa glotte et veut parler. Mais mieux vaut ne rien entendre de ce qu’il pourrait dire.
© François Murez 1997
Déposé à la Société des Auteurs
En ce moment précis, Grandgousier est vraiment très en colère. Il en a plus qu’assez d’être la risée, la victime, de toutes ces histoires idiotes qui lui apportent, au final, plus de désagréments que de plaisirs culinaires. La faute en est, c’est vraiment très simple, à l’auteur de ces lignes. Grandgousier a décidé, à l’instant, de punir ce coupable de telle façon, que cet écrivailleur infâme ne puisse jamais l’oublier et qu’il s’occupe plutôt, si l’envie lui reste, de se moquer des deux autres habitués de ces lignes.
Grandgousier sait réfléchir et le meilleur moyen de se venger, est de s’en prendre aux 2 M, et même, hé hé hé, à leur Grand-mère. Un loup, cela s’y connaît en Mère-grand !!
Pour être sûr de réussir, Grandgousier fait appel à tous ses cousins de par la terre. Wouh Wouh !! L’appel est lancé. Beaucoup viennent, même de très loin. Pas forcément avec envie, on le connaît le Grandgousier, on ne l’aime pas, mais voilà, dans l’adversité, il faut s’épauler entre loups. Pepe le Lucullus, Tige ed 8 sont là, mais bien d’autres aussi…Les terres de la Baratte, où habite la grand-mère, sont envahies de loups. Il y en a partout !! Derrière un chou, un loup, derrière une courge, une louve… partout !! La terreur règne. Bientôt plus aucun être vivant mangeable ne traîne par là.
Quant à la Grand-mère, les loups lui sautent dessus. Elle résiste. A coups de casseroles, elle en assomme par dizaines, à coups de balais, elle en pourfend autant d’autres. Certains loups se font couper la queue dans les tapettes à rats, d’autres se font ébouillanter. On racontera plus tard qu’un grand loup de Sibérie a eu le crâne fracassé d’un coup de bêche et qu’une espèce rare de dingo s’est éteinte ce jour là, étrillée de coups de râteau. La résistance est farouche mais vaine car tant de loups viennent finalement à bout de la Grand-mère. Elle est emmenée dans un lieu secret.
Informés, les 2 M sont effondrés, vous pensez bien. Le but est atteint. Grandgousier triomphe : l’auteur de ces histoires idiotes ne doit pas en mener large. Tout cela est de sa faute, voilà où cela mène d’aligner des mots moqueurs. Qu’il s’en débrouille maintenant et vienne monnayer la libération de la Grand-mère.
Mais les 2 M réagissent et appellent à l’aide Balthazar et Vittorio. Ces deux là sont quand même prudents : tant de loups et puis l’auteur de ces lignes semble ne plus contrôler la situation, qui peut dire si l’histoire va finir, comme toujours, à leur avantage ? Soyons très méfiants, se dit le crocard, ne comptons que sur nous.
Balthazar sort son tank blindé en forme de crocodile. Vittorio, les 2 M, Balthazar s’y entassent et direction la Baratte. En route, les 2 M expliquent tout ce qu’ils savent sur ce coin à Balthazar et Vittorio : toute information est bonne à prendre. La stratégie du crocard est simple : faire partir le maximum de loups, après il sera plus simple de libérer la Grand-mère.
Vittorio le chiot s’y connait en canidés : Un loup reste un loup, qu’il soit loup, coyote, chacal, dingo, gris, rouge…Un loup reste un loup et Vittorio pense que cet imbécile de Grandgousier n’a pas été capable d’imaginer une organisation pour nourrir toute cette colonie. Il suffit donc d’attendre ; de faim, ils partiront.
Attendre ?? Ah ! Les 2 M gémissent, ce n’est pas possible de risquer plus longtemps pour la Grand-mère.
Bon alors, tant pis, il faut agir. Vittorio passe la tête par une fente du tank reptile et hurle à la mort. Waouh ! Waouh ! Tous les chiens de la région accourent. On le connait le Vittorio, on l’aime bien. Chiens de race, bâtards, corniauds, ils sont tous là, langues pendantes et queues actives. Vittorio leur donne la consigne : voler toute la nourriture qui reste aux loups. Autant dire que cela y va, les mâchoires. Les loups, n’étant pas de la région, sont bien moins habiles à manœuvrer et se font avoir par ces tornades poilues habituées à ces zones humides.
C’est la disette, c’est la disette. Pepe le Lucullus, qui a déjà perdu quelques compères dans l’affaire des casseroles, sonne vite le rassemblement et rentre, ventre à terre, au Mercantour. C’est le signal : tous font leurs paquets et s’en retournent chez eux, après tout, ils en ont fait assez pour ce cousin Grandgousier que personne n’aime. Au passage, Tige ed 8, qui est un brave gars, dit rapidement à Vittorio, entre deux crocs, où est cachée la Grand-mère.
Un coup de tank dans la porte de la prison, un coup de pied à Grandgousier et voilà la Grand-mère libérée. Les 2 M rayonnent.
Quant à la fin réservée à Grandgousier, peu flatteuse, on s’en doute, l’auteur de ces histoires dites « idiotes » la taira, par mépris pour cet énergumène plein de fiel.
© François Murez 2008
Déposé à la Société des Auteurs
Nos deux amis Balthazar et Vittorio sont cachés, attentifs, derrière un gros chêne. Ils regardent cet étrange homme habillé en moine (mais, c’en est peut être un !) qui à l’aide d’une bêche trace un long sillon à toute vitesse. Oui, il a l’air bien pressé et bien affairé. Pourtant la terre n’est elle pas un long travail de patience ?
Quel est ce mystère ?
Mais derrière un autre arbre, un saule cette fois ci, se cache l’autre ignoble, l’autre imprévisible, le Grandgousier. Il surveille nos deux amis et voit bien qu’eux surveillent le moine !!
Cela devient difficile à suivre !
Et un peu plus loin derrière deux longs peupliers, les 2 M, cachés eux aussi à surveiller les trois quidams.
Cela se complique.
Le moine n’en a bure, non, n’en a cure !! il continue son sillon comme si de rien n’était, tout absorbé à sa mission divine, on peut le penser ! Les 2 M ont dans la main un crayon et un bloc, ils prennent des notes ou croquent des dessins ? Les 2 amis ont un chapelet de saucissses et de saucissons à l’ail et quelques poulets grillés, ils les croquent religieusement. Grandgousier, lui, croque son pouce et a de la bave partout !!
Bon, venons en au fait !! L’aubergiste qui vend les saucisses a dit à nos deux amis que c’était un moine venu d’Irlande. Le coloriste qui a donné un bout de fusain aux 2 M a dit qu’on le nommait Fiacre. Grandgousier qui le voit traîner sa bêche depuis des heures sans avoir mangé dit qu’il faut être saint pour supporter tout cela !
C’est bien là le mystère, ils sont tous à se surveiller les uns derrière les autres. Mais surveiller ce brave saint, quelle idée !
Oui, on connait son histoire, c’est un Scot qui vient d’Irlande, s’installe chez l’évêque Faron qui lui donne autant de terre que son bâton pourra en cerner par un fossé en une journée. C’est de la vieille histoire qui remonte à quelques siècles, mais aujourd’hui pourquoi vouloir recommencer cette même histoire ?
Parce que le bon Saint a vu la sculpture le représentant à l’église Saint-Lazare, l’a trouvé bien et surtout est content qu’on pense encore à lui en cette période matérialiste. Du coup, il a décidé dans sa grande bonté, de venir en aide à cette Baratte qui ne l’oublie pas et qui perd un peu chaque jour sa vérité maraîchère.
En fait, le bon saint Fiacre n’est pas au Breuil dans cette histoire, mais à la Baratte, et il cerne bien vite de sa bêche l’espace qu’il va falloir protéger de toutes les agressions. Cette petite sculpture lui a redonné un gout de jeunesse et il se sent en forme pour renouveler son premier exploit, en toute humilité, il s’entend.
Pour lui, on comprend tous maintenant sa présence, mais alors que font là les autres ?
C’est simple, c’est l’enchainement habituel des appétits et curiosités de chacun. Balthazar et Vittorio qui étaient présents dans le coin pour des histoires compliquées de guêpes ont entendu parler du saint et de ses prouesses et se sont dits que s’il avait des capacités aussi importantes dans les légumes, ce serait bien de pouvoir les transposer dans le gibier ; ils sont donc là pour observer et essayer de comprendre le « truc ». Grandgousier, lui, est là simplement parce que les deux amis sont là, on ne sait jamais ; il y aura peut-être des restes conséquents de nourriture à glaner ou voler. Les 2 M sont là par curiosité pour voir comment Balthazar et Vittorio vont procéder. Ils avaient dit aux 2 M qu’il serait bien que ceux-ci demandent au sculpteur de faire une sculpture de Saint Barthelemy, le patron des bouchers, mais l’idée n’a pas plu et puis, on ne connait pas d’histoire sur Barthélémy à part un douloureux massacre qu’il ne faudrait pas voir rejouer dans la région !!
Balthazar et Vittorio sont donc là, à observer, se creusant la tête après avoir terminé leur collation.
Mais oui, bon sang ! Ils viennent de trouver comment faire, nos deux lascars, de vrais génies ! La légende future retiendra que le crocard, animal au sang froid était un génie sans bouillir et le chiot, toujours saute en l’air, un génie sang bouillant.
Ils vont voir le saint, tout en sueur à la fin de son labeur, et lui explique qu’aujourd’hui, on change l’heure, cela fait une heure de plus de jour…et qu’il peut donc en profiter pour pousser son fossé un peu plus loin et délimiter ainsi un autre carré pour y mettre des carottes (cela fera venir les lapins en abondance!!). Balthazar et Vittorio s’en sortent bien, ils se cacheront dans le fossé, parmi les agrions de Mercure, à attendre les lapins sauteurs ; ils savent bien faire.
Grandgousier, lui, s’en tire moins bien. A toujours vouloir becqueter, il énerve son monde, il s’est retrouvé collé sur une pierre où il s’était assis pour se reposer. Une colère du saint !!
Les 2 M rentrent chez eux avec leurs notes et dessins qui, un jour, deviendront la légende future de l’Affairé Saint-Fiacre.
© François Murez 2009
Déposé à la Société des Auteurs